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Brussels Airlines doit opérer 3.000 vols quasiment sans aucun passager à bord pour éviter de perdre ses slots dans certains aéroports. Une norme fixée par l’Europe qui tourne mal, tant d’un point de vue écologique qu’économique, a déclaré le ministre fédéral belge de la Mobilité Georges Gilkinet qui a saisi le commissaire européen aux transports.

La semaine dernière, les médias allemands ont livré une nouvelle inquiétante, tant d’un point de vue écologique qu’économique : le groupe Lufthansa a annulé 33.000 vols au cours du premier trimestre 2022 en raison des nombreuses réservations annulées après l’expansion de la variante omicron. Il aurait pu couper beaucoup plus de vols, mais il allait maintenir 18 000 de ses vols, les avions volant presque à vide.

Le groupe allemand a été contraint de maintenir certains quotas, au risque de perdre des créneaux sur certains aéroports. Normalement, 80% des créneaux doivent être utilisés à une destination, sinon, l’entreprise risque de les perdre la saison suivante. Cette règle a été suspendue par l’UE au plus fort de l’épidémie, mais réintroduite depuis au niveau de 50 %, au printemps dernier.

Sur les 18 000 vols inutiles que le groupe Lufthansa est contraint d’effectuer, 3 000 concernent des avions aux couleurs de Brussels Airlines. Ces quotas imposés par l’UE risquent d’être mal perçus lorsque les pays doivent réduire leur impact sur le climat et économiser l’énergie.

Le ministre fédéral belge de la mobilité Georges Gilkinet a adressé une lettre à la commissaire européenne aux transports, Adina Valean, pour l’informer de ce problème et demander une réduction supplémentaire du nombre de créneaux de décollage et d’atterrissage qu’une compagnie aérienne doit utiliser pour les garder.

CLARIFICATION

Ce qu’il est important de noter, c’est qu’il n’y a pas de vols vides et qu’il n’y aura jamais de « vols fantômes ». Dans tout ce dossier, il s’agit toujours de vols commerciaux réguliers qui ne sont pas assez remplis pour être cash positif. Pendant toute la pandémie, il a été possible d’annuler ces vols et c’est ce que nous aimerions faire maintenant aussi. Mais, si cela nous fait descendre en dessous du nombre minimum de vols pour maintenir les créneaux, nous devons quand même opérer ces vols“.

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